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26.1.11

Festival Télérama : "Bright Star" de Jane Campion


Lundi 24 janvier - La Pagode

Poésie et romance, dans l'Angleterre du début du XIXè siècle, le poète John Keats amoureux de sa voisine Fanny Brawne.
Tout en délicatesse, jamais gnan-gna, magnifiques images, un anglais délicieux, ah l'amooour !

Cette fois, nous étions arrivés tôt, une heure avant ! Non mais !

C'était le dernier film pour cette année !

Festival Télérama : "Dans ses yeux" de Juan José Campanella


Dimanche 23 janvier - Nouveau Latina

Obsédé par une affaire remontant à vingt-cinq ans, l'ancien magistrat Benjamin Esposito veut en écrire un roman. Prétexte pour voir ce qui s'est donc passé en 1974. Crime d'une jeune femme, dont le mari, dans sa routine, fait preuve d'un amour qui impressionne Esposito. Suspense et sentiments sont étroitement liés, avec un très discret fond politique (la corruption aidant quand même le meurtrier à s'en sortir à bon compte !)
Parallèle entre le veuf Moralès, et ce qu'éprouvait Esposito avec sa chef Irene Menendez...
"La seule chose qu'un homme ne peut changer, c'est de passion", explique son collègue Sandobal (dont l'humour n'a d'égal que son alcoolisme)

Très bon film !

Sinon, nous avons découvert cette salle de cinéma du côté du B.H.V, il y avait beaucoup de monde quand nous sommes arrivés !

22.1.11

Festival Télérama : "White Material" de Claire Denis


Samedi 22 janvier - Le Cinéma des Cinéastes

Film plutôt déroutant, où Isabelle Huppert fait tout pour continuer de produire du café, dans un pays d'Afrique non précisé, autour d'une guerre civile... Violence sourde, enfants soldats, malgré cela, Maria s'en fiche plutôt, alors qu'autour d'elle, tout le monde s''enfuit, survit... Mais trop de recul laisse un goût d'inachevé, mais Isabelle Huppert est toujours aussi géniale !

Festival Télérama : "Another year" de Mike Leigh


Vendredi 21 janvier - Les Sept Parnassiens

Tom, géologue, et Gerri, conseillère psychologique, sont des époux comblés, heureux en couple, dans leurs travails respectifs, tous les deux cuisinent super bien, ils ont un fils, s'occupent de leur jardin...
Ils ont par contre des amis et parents qui sont loin de connaître tel bonheur, esseulés, noyant leur malheur à grandes gorgées de vin, de bière, etc.
Tom et Gerri (si si, ça fait penser à...) les écoutent, sans juger (quoique...), mais est-ce que cela suffit vraiment ? Et eux-mêmes finalement, n'auraient-ils pas des regrets à l'évocation de certains souvenirs ?

Un très beau film plein d'humanité, comme je les aime !

Etait-ce parce que c'était vendredi ? Même en arrivant tôt, nous avons vu que déjà pas mal de monde était au guichet ! Salle combre !

Festival Télérama : "Mammuth" de Benoït Delépine et Gustave de Kerven


Jeudi 20 janvier - le Mac-Mahon

Film plutôt bizarre, mais rempli de moments cocasses ou fantastiques... "Mammuth" juste retraité, doit retrouver d'anciennes fiches de paye, et pendant que sa femme (Yolande Moreau, excellente) fait ce qu'elle peut de son côté, lui va "retrouver ses vies antérieures", hantées par son "amour perdu" incarné par Isabelle Adjani... Une brochette de "guest stars" (un Deschiens, Siné, Noël Gaudin, Dick Annegarn entre autres) croise sa route, sans oublier des histoires de familles tragi-comiques (entre une nièce coincée dans l'enfance et un cousin "louche")... Touchant !

Sinon, nous étions en avance, pensant que le film commençait à 19h30, nous voulions faire la queue à partir de 19h... Mais le film a été retardé car... dans l'après-midi, il y a eu des personnes âgées, et pendant une entracte, toutes ont voulu aller aux toilettes, ce qui a pris du temps et décalé toutes les séances suivante lol

Festival Télérama : "The Ghost Writer" de Roman Polanski


Mercredi 19 janvier - Studio 28

Terme plus "joli" pour "nègre", c'est Ewan McGregor qui s'y colle, pour écrire la biographie d'un ancien Premier Ministre, installé aux Etats-Unis - dans une île qui feraut presque penser à celle du "Prisonnier" -, sur fond de scandale (il aurait ordonné la torture de prisonniers politiques) et d'enquête policière (le prédécesseur d'Ewan Mc Gregor s'est-il vraiment suicidé ?)
Un excellent polar !

A noter que pendant le film, il y a une petite coupure brusque, nous avons attendu deux-trois minutes, et j'ai été étonnée de voir que personne dans la salle n'a râlé, bravo ! :D

30.1.10

Festival Télérama : "Harvey Milk" de Gus Van Sant

Lundi 25 janvier


Ca fait du bien un "vrai" film de Gus Van Sant !
Le militantisme de Harvey Milk à San Francisco entre 1972 et 1978, année de sa mort, à partir du quartier de Castro
Axé autour de la politique mais aussi des moments de vie privée, mélange intelligent d'images d'archives, on reste abasourdis devant tant de lois anti-gays, avec doutes et détermination du personnage principal, qui se sent menacé, lui qui était pour "tous les autres" (vieux, pauvres, Noirs, etc.)
Sean Penn a mérité son Oscar du meilleur acteur !

Festival Télérama : "Welcome" de Philippe Lioret

Vendredi 22 janvier

Quelles sont les motivations pour que Simon/Vincent Lindon aide Bilal à gagner l'Angleterre en traversant la Manche à la nage ?
Impressionner son ex, bénévole auprès de tous les refugés refoulés à Calais ? Faire de Bilal un fils qu'il n'a jamais eu en l'entraînant dans la piscine où il est maître-nageur ?
Peu importe en fait, car c'est surtout une belle leçon d'humanité qu'on voit, sans caricature, où tous les flics ne sont pas des salauds et tous les immigrés ne sont pas tous gentils mignons, chacun a ses raisons d'agir
Un film tout en finesse, où Simon change progressivement d'attitude, un geste ou un regard qui suffit...
Vincent Lindon et Firat Ayverdi/Bilal sont épatants !

Festival Télérama : "Whatever works" de Woody Allen

Jeudi 21 janvier

La belle et la bête, la blonde écervelée et le misanthrope, Boris et Melanie Celestine, tout cela à New York, bien sûr !
Divorcé, cynique et célibataire, et fier de l'être, Boris s'attache pourtant à la provinciale Melanie Celestine dont la "bêtise" répond à ses tirades sans pitié
Avec Melanie, vont surgir dans la vie de Boris d'autres "crétins" qui vont, l'air de rien, peut-être changer le vieux surdoué au Q.I. de 150
Boris est bien sûr le double de Woody Allen, avec clins d'oeil directs au public !
Un très bon Woody Allen suite à ses trois escapades européennes

Festival Télérama : "Adieu Gary" de Nassim Amaouche

Mercredi 20 janvier

Samir et Icham bossent dans un super-marché "déguisés" en souris, sous les yeux plus ou moins passifs de leur père Bacri/Francis, qui flirte avec sa voisine, dont le fils est muré dans un mutisme, qui attend le retour d'un père ressemblant à Gary Cooper
Chacun survit comme il peut dans une région touchée par le chômage suite à la fermeture de l'usine
Une réalisation originale, mêlant fatalisme, rage et... western, et laissant un goût amer, malgré les (rares) moments d'humour de Bacri égal à lui-même - mais sans excès non plus

25.1.09

Festival Télérama (IV)


"Juno" de Jason Reitman : Une adolescente de 16 ans qui va populariser le téléphone "hamburger", enceinte, qui pense avoir rencontré le couple parfait pour leur faire adopter "le truc"
Une ado qui évolue dans un monde à l'envers où elle connaît mieux les classiques punk que le "bruit" d'un adulte vivant dans une grande baraque ; où ce ne sont plus les profs qui draguent les élèves ; où on se reproduit avant de s'aimer
Une belle-mère cynophile qui défend quand même allègrement Juno : "T'es vachement méchante ! J'adore" ! s'exclame l'ado dont le prénom est celui de June, la seule femme de Zeus, qui était belle et méchante
Jennifer Garner parfaite en femme "née pour être mère", à côté d'un éternel ado qui a dû abandonner ses rêves de rock star pour devenir un prolifique compositeur de musiques de pubs ("Celle-là a payé la cuisine")
Des références musicales savoureuses, et le début nous mettant tout de suite dans l'ambiance !

"A bord du Darjeeling Limited" de Wes Anderson :
Un court-métrage d'introduction, à Paris, avec l'un des trois frères Whitman, Jack, que l'on retrouve en Inde avec Francis, l'aîné, tout couvert de bandages et pansements, et Peter, qui vit un moment crucial dans sa vie de couple
En guise d'intro, Peter justement qui court pour ne pas louper le train, semant une guest star (entre Anderson et les Coppola, la boucle est bouclées !)
Des valises bariolées dans un train puis dans des paysages hauts en couleurs, les trois frères qui "ne sont plus confiance", entament un périple tendre et cocasse à la fois ! Francis étant l'aîné prend les décisions d'une manière qui n'est pas sans rappeler un parent proche... Autre guest star, qu'ils retrouvent dans un couvent dans l'Himalaya, mais avant cela, des funérailles dans une pureté blanche, nous entraînent dans un flash back complètement décalé
Un voyage en train, dans un vrai puis dans des cadrages qui semblent toujours nous projeter entre plusieurs wagons...
De magnifiques paysages, les acteurs tous excellents, bienvenue à bord !

"Entre les murs" de Laurent Cantet

La rentrée dans le collège Dolto à Paris : une année scolaire pour un prof de français, face à des pré ados de 13-14 ans, qui n'ont pas la langue dans leur poche. Des élèves qui posent des questions mais qui sont insolents, crient ou font preuve de talent. Versatiles, paranos, problèmes familiaux, tout cela est abordé de front, mais "entre les murs", voilà ce qui limite les rapports entre un professeur pas parfait non plus, et les élèves qui maintenant "n'ont plus honte de rien". Des élèves qui ont une vie hors des murs de l'établissement, que les profs ne peuvent plus vraiment connaître, débattant pour ou contre "une carte à point" ou sur l'augmentation du prix du café
Le rapport de force n'est jamais dans les actes mais surtout dans les mots, mal interprétés, prêtant à confusion, qui créent toutes sortes de susceptibilités, de tensions.
Une fin qui semblerait optimiste malgré tout, mais la réplique finale est un pied de nez à tout ce qui a été montré auparavant, car en fin de compte, apprend-on vraiment quelque chose à l'école ?

Festival Télérama (III)


Vendredi 23 : "Vicky Cristina Barcelona" de Woody Allen avec Scarlett Johansson, Javier Bardemn, Rebecca Hall, Penelope Cruz

Deux copines passant l'été à Barcelone, Vicky la raisonnable et Cristina qui "sait ce qu'elle ne veut pas" : faites les leur rencontrer un artiste peintre, Juan Antonio, et voilà une romance à trois - voire quatre, grâce à la magnifique Penelope Cruz -,décrite par Woody Allen, absent, mais que l'on peut reconnaître dans le personnage incarné par Scarlett Johansson, laquelle reviendra finalement à son point de départ
Pour Vicky, ça mettra plus de temps, hésitations... Alors que Cristina servait à ressouder Juan Antonio avec son ex ("Les trois devinrent amants"), et que celle-ci permettait à la blonde d'avoir plus confiance en elle, l'ex en question aura un tout autre rôle chez Vicky
Bref, avec Woody Allen, les bourgeois névrosés sont toujours des bourgeois névrosés

22.1.09

Festival Télérama (II)


Jeudi 22 : "Valse avec Bachir" de Ari Folman

Devoir de mémoire aussi bien personnel (faire un film = faire une thérapie) que "universel", une bande- son très judicieuse ("Enola gay" de OMD, "this is not a love song" de PiL et surtout des chansons de guerre "Rolling Stones version israëlienne")
Une enquête journalistique version bande dessinée (l'un des personnages ne voulant pas "être filmé, tant que tu dessines, c'est bon")
Le graphisme et l'animation sont très réalistes, avec même une scène X "ratée" (le détail qui tue)
Beaucoup d'émotion forcément, une fin peut-être maladroite, en tout cas un film qui est (devrait être) toujours d'actualité vu les événements que l'on connaît

Festival Télérama (I)


Mercredi 21 janvier : "There will be blood" de Paul Anderson, avec Daniel Day-Lewis
Le misanthrope pétrolier face au prédicateur populaire (mention spéciale à Paul Dano qui incarnait il n'y a pas si longtemps l'ado rebelle de "Little Miss Sunshine"!), début du XXè siècle, deux fléaux typiquement américains : le capitalisme face à la "religion" (secte ?), à Little Boston
Le sang, pas forcément rouge, car c'est un film très "liquide" : le pétrole, le lait, l'océan et pas mal d'alcool
Le silence oppressant ou libérateur, selon qu'on soit adulte ou enfant, seul ou mariés, les paroles sont souvent mensongères, sous forme de baratin, de promesses non tenues
Des personnages très secrets, on en sait un peu plus sur le principal, qui se construit une fausse famille - normal vu que lui-même parle de "famille" à celles à qui il fait miroiter avenir meilleur, avec un enfant puis un frère, mais quand ils sont sources de problèmes, il s'en débarrasse sans scrupule - et sans aucun état d'âme surtout
Un film avec des effets spéciaux réussis, sans esbrouffe, très rectiligne, avec une fin "malicieuse" !

30.1.08

Festival Télérama (II) : lundi

- Lundi : "Boulevard de la mort"


Quelle éclate que ce "Boulevard de la mort" où Tarantino s'est apparemment amusé comme un petit fou ! Kurt Russel a lancé une guerre des sexes, vieux cascadeur, son phallus est une voiture "à l'épreuve de la mort" (titre original : "Death proof")...
Les filles d'aujourd'hui semblent pouvoir se défendre, elles ont la langue bien pendue, s'habillent sexys mais sont intouchables, elles disent un week-end entre filles et leurs mecs doivent obéir - mais elles ont quand même des papas encore protecteurs.. Pourtant elles ont peur en voyant une voitre, pourtant elles attendent les réponses des copains absents sur leurs portables... Et Stuntman Mike de se charger de leur donner une bonne correction malgré une démonstration de "danse du ventre" très sensuelle...
Mais ensuite, la correction, c'est lui qui la recevra, quand il traque d'autres filles, mais d'un autre genre, alors qu'au début, on pense qu'elles sont pareilles que les premières : langue bien pendue, ça cause sexe crûment, mecs, mode.. Le seul "mâle" qui pense pouvoir dominer est un provincial bourru aux ricanements machos mais même lui leur dit "mesdames"... Par ailleurs d
es indices bientôt nous mettent la puce à l'oreille : telle position prise peu féminine, un pistolet qu'on ne voit pas, mais montré sous la table comme un pénis, et surtout deux qui sont fans de bagnoles, et qui sont.. cascadeuses.. Comme ce dingue qui croit pouvoir s'en débarrasser facilement... Et là commence une.. deux ? courses-poursuites folles, diaboliques avec cerise sur le gâteau, une baston complètement improbable mais complètement jouissive, ça paraît violent mais c'est tellement loufoque qu'on en rit, on prend son pied à voir les rôles retournés... Et à la fin, on ne peut s'empêcher d'applaudir ! Bien sûr, il y a toujours les clins d'oeil aux séries B : son crade et image pourrie, bande-son avec des artistes méconnus, mais le dernier morceau est un choix des plus malicieux ! Et également trois références à "Kill Bill" que je me garderai bien de mentionner... Enfin, il y a le jeu de "qui a joué dans quoi" : contente de retrouver une ex "Experts Manhattan" ainsi qu'une de "Cold Case" Bref, du bon Tarantino comme il se doit !

28.1.08

Festival Télérama (I) : vendredi - samedi - dimanche

- Vendredi : "La fille coupée en deux" (sans Grand F.)


Certaine appréhension pour voir le dernier opus de Chabrol, mais cette fois sans son actrice fétiche, Isabelle Huppert...

Jeune présentatrice de météo sur la chaîne locale lyonnaise, Gabrielle Deneige aime un écrivain plus âgé, Charles de Saint-Denis, refusant les avances pressantes du "fils de.." du coin, Paul Gaudens...
D'un côté, un milieu intellectuel qui vieillit - l'écrivain qui ne semble briller en récitant les "mots des autres" - d'une autre une bourgeoisie qui engendre des enfants gâtés et lourde de secrets bien cachés
Au milieu, un ange, ou une petite fille qui croit vivre dans un roman une belle histoire d'amour, naïve, qui se laisse entraîner dans certaines perversions - mais finalement, le réveil ne sera plus que douloureux
Critique de tous ces milieux, ainsi qu'une savoureuse parodie du traitement de la littérature à la télévision, le dernier film de Chabrol est également un détonnant numéro d'acteurs, avec notamment Benoît Magimel exceptionnel dans ce rôle de fils gâté, possessif, qui jette tout objet dont il n'a que faire - d'un geste, il parvient à nous faire rire ! - complètement dingue ; on retrouve aussi François Berléand présent dans l'avant-dernier film de Chabrol, amoureux salaud, tiraillé entre sa femme "une sainte" et "son ange"... Enfin bien sûr, Ludivine Sagnier, très convaincante dans ce rôle de femme-enfant, élevée par une mère libraire- l'absence des pères flagrante, qu'ont en commun Gabrielle et Paul...
Du très bon Chabrol donc !

- Samedi : "4 mois, 3 semaines et 2 jours"


Un film dur, peut-être (trop ?) démonstratif penseront les uns, servi par une magnifique interprétation, argumenteront les autres

En 1987, l'avortement est illégal en Roumanie. Les jeunes filles doivent faire appel clandestinement à des personnes, pour beaucoup de lei et plus s'il s'agit d'un homme... Nous suivons le cas de Gabita, aidée par sa co-locataire dans un foyer pour étudiantes, Otilia.

Cristian Mungiu ne juge personne, il observe ce qui leur arrive et pourtant dès le début, on perçoit la différence entre elles : Otilia la dégourdie, fille de "gens simples", semble vivre tout cela de façon plus importante que Gabita la "provinciale" laquelle accumule connerie sur connerie. Une chambre d'hôte qui d'habitude accueillante devient prison, le "faiseur d'anges" tacite se laissant aller à la colère, des rues grises et tristes... Tout paraît des obstacles pour Otilia, mais qui les surmonte comme elle peut, jusqu'au pire après l'avortement... Fête d'anniversaire chez son copain où les convives peuvent parler pour ne rien dire, alors qu'elle est encore toute secouée par sa "complicité" : après 4 mois, c'est un meurtre, on ne prête pas attention à la conversation des plus âgés, on est cloués par le regard vide de la jeune fille... De retour à l'hôtel, elle va à la salle de bain, on peut penser que le réalisateur ne va pas oser... Mais si, il ose... Etait-ce bien utile ? Froideur clinique pour la séquence de la sonde : voyeurisme ou violence tacite dénoncée ? La fin ressemble au début : deux poissons rouges enfermés dans un bocal d'une part, deux jeunes filles se faisant face dans un restaurant mais jamais libres et dorénavant liées par ce secret...


- Dimanche : "Les Promesses de l'ombre"


Le dernier film de David Cronenberg, très violent dès le début, narre l'histoire d'une jeune sage-femme qui va se retrouver par hasard confrontée à la mafia russe à Londres : elle, sa mère et son oncle "qui a travaillé à la KGB" face au "parrain", au fils et au "chauffeur" Nicolaï... Celui-ci semble sans coeur, recommandé par le fils, interprété par un excellent Vincent Cassel, qui se sent indigne de son père, lequel semble être un grand-père modèle mais est plein de violence, laquelle a engendré la rencontre avec Anna - Naomie Watts, épatante

Nicolaï pourtant ne tue personne, fait peur et pourtant, il est plus complexe que cela... Joue-t-il un double jeu ? Pourtant il lit le journal intime de cette jeune fille de 14 ans, morte en couches.. Pourtant il aide Anna et sa famille...
Une fin plus ou moins heureuse, enfin, il faut voir pour qui...
Ames (très) sensibles s'abstenir notamment pour une scène de près de cinq minutes, très très... !!!!

24.1.08

Festival cinéma Télérama - du 23 au 29 janvier

Voilà notre programme, si ça dit à certains de venir avec nous, c'est 3 euros la place sur présentation d'un pass disponible dans le dernier numéro de Télérama. Nous avons deux pass, et chacun vaut pour deux personnes !
- Vendredi 25 : "La fille coupée en deux" à l'Archipel-Paris Ciné séance de 21h10 - j'y vais seule
- Samedi 26 : "4 mois, 3 semaines et 2 jours" au Grand Action séance de 12h30
- Dimanche 27 : "Les Promesses de l'ombre" à l'Archipel-Paris Ciné séance de 22h10
- Lundi 28 : "Boulevard de la mort" au MK2 Quai-de-Seine séance de 19h45
- Mardi 29 : "La Vie des autres" au Sept Parnassiens séance de 20h30

24.1.07

Le Pressentiment




Le premier film de et avec Jean Pierre Darroussin est délicat, enchanteur, porté par une brochette d'acteurs formidables !

Voilà Charles qui a quitté métier, femme et position sociale confortable pour être seul, car au début, la solitude pour lui est synonyme de bonheur... Au début seulement car bientôt le voilà confronté à la détresse d'une gamine et l'exubérance d'une voisine venue l'aider - enfin soi-disant... Et donc peu à peu l'ours sort de sa tanière pour s'ouvrir à l'extérieur, qui est un Paris populaire, alors que rive droite ça pue la prétention et une certaine déshumanité (rencontre surréaliste avec des amis "bobos" de son ex !)
Une douce lenteur guide le film, l'entraînant même vers le fantasmogorique, avec mise en scène de moments à venir... Car la fin du film et non celle de l'anti héros qu'est Charles n'est pas triste en fin de compte, Darroussin nous prépare nous aussi à ce pressentiment.. C'est tout en douceur qu'il nous accompagne à la sortie de ce café où se retrouvent des habitués par un "Y'a pas mort d'homme" et un petit rire...

21.1.07

Le Vent se lève (The wind that shakes the barley)




Le dernier film de Ken Loach, sur les conflits en Irlande au début du XXè siècle, décrit une histoire qui va au delà de l'Histoire, la grande, c'est celle des gens que cela concerne, des hommes, des gamins même, qui au début sont unis (ils portent les mêmes costumes, les mêmes casquettes) puis à fur et à mesure que les événements s'enchaînent, se retrouvent en proie aux doutes, continuer la lutte, ou faire des compromis ? Qui est vraiment l'ennemi ? Son propre frère ? Car se détachent les frères O'Donovan, l'aîné qui lutte farouchement contre l'occupant anglais, et le cadet qui va continuer cette lutte quand l'aîné s'enrôle dans l'armée nationaliste... Ces frères, et dans l'ensemble, une bande de copains, est donc déchirée, et bien sûr il y a des victimes, dans tous les camps, pas de manichéisme, même si les soldats anglais sont montrés vraiment comme de parfaits salauds... Les paysages sompteux sont troublés par tous ces coups de feu, avec "le vent qui souffle sur l'orge" (titre original), sur ce film complètement bouleversant, terrible...

20.1.07

L'Ivresse du Pouvoir



Le dernier film de Claude Chabrol, avec Isabelle Huppert, François Berléand, Patrick Bruel, Jean François Balmer, etc. etc, qui traite de façon à peine masquée du scandale de Elf Aquitaine, la juge Eva Joly, Loïc le Floch Prigent, Alfred Sirven, est jouissif, jubilatoire !!!
Huppert est magnifique en juge implacable, elle symbolise la justice aveugle (et non l'
image de la justice) au point de gâcher sa vie privée : si elle sait qui sont ses "ennemis" (M. le Président, Sibot, Boldy etc.), sait-elle qui est son mari, le neveu de celui-ci ? Elle a le pouvoir en tout cas, entre ses mains, très souvent gantées de rouge, face à ces machos cyniques pour qui 800 000 dollars sont peu de chose ! Elle ne se laisse pas impressionner donc même si la fin du film est contre elle.
Tous ces personnages pourraient sembler caricaturaux, le luxe, les cigares, mais non, on image trop bien qu'en "vrai, tout se passe ainsi ! C'est un jeu on dirait, où les mots fusent sans cesse, répliques cinglantes, beaucoup d'ironie et d'humour noir !
J'AI ADORE VRAIMENT !!!!