24.1.07

Le Pressentiment




Le premier film de et avec Jean Pierre Darroussin est délicat, enchanteur, porté par une brochette d'acteurs formidables !

Voilà Charles qui a quitté métier, femme et position sociale confortable pour être seul, car au début, la solitude pour lui est synonyme de bonheur... Au début seulement car bientôt le voilà confronté à la détresse d'une gamine et l'exubérance d'une voisine venue l'aider - enfin soi-disant... Et donc peu à peu l'ours sort de sa tanière pour s'ouvrir à l'extérieur, qui est un Paris populaire, alors que rive droite ça pue la prétention et une certaine déshumanité (rencontre surréaliste avec des amis "bobos" de son ex !)
Une douce lenteur guide le film, l'entraînant même vers le fantasmogorique, avec mise en scène de moments à venir... Car la fin du film et non celle de l'anti héros qu'est Charles n'est pas triste en fin de compte, Darroussin nous prépare nous aussi à ce pressentiment.. C'est tout en douceur qu'il nous accompagne à la sortie de ce café où se retrouvent des habitués par un "Y'a pas mort d'homme" et un petit rire...

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