18.12.06

Mes aventures de Noël

Chapitre I - Recherché

Pour oublier que j'allais vivre cette première semaine de vacances seule, j'accompagnai mon amant dans des méandres administratives pour qu'il se sentît moins abandonné. Certes, à la Sécu, ce fut plutôt bref, la demande d'une attestation allant à présent nettement plus vite que naguère.
Par contre, au bureau de la Poste, l'attente se révéla fatalement plus lassante : bien sûr, les gens nous précédant présentaient des requêtes plus longues !
Ensuite, j'eusse pu prendre le métropolitain seule, grâce à sa ligne n°4, mais il s'avérait que mon amant prenait une autre ligne, la n°12, sur la route de laquelle je pouvais descendre itou. Donc, main dans la main, nous nous y dirigeâmes allégrement pour partager encore un beau moment romantique.
Hélas, arriva le triste moment de la séparation... La rame m'emmenait quelques stations plus loin, mais ma tristesse s'évapora grâce à la présence réconfortante de mon lecteur MP3.
J'arrivai donc à la station du métropolitain concernée, me guidai par le plan du quartier fort mal situé, diantre, c'est-à-dire au dessus d'un escalier, lequel aboutissait dans un couloir plutôt étroit ma foi. Mais je ne gênai personne et sortis pour aller à un certain magasin, mon objectif final.
A l'intérieur, une vingtaine de personnes au moins déambulaient nonchalemment au milieu de rayonnages remplis d'articles pour nos chères têtes blondes. Malheureusement, celui qui m'intéressait était porté absent, car uniquement réservable "à distance", me déclara le vendeur auquel je m'adressai, comprenez :"via Internet" : CQFD
Légèrement dépitée par cette perte de temps, j'aperçus en sortant une boutique qui me parut fort intéressante pour dépister un autre présent de Noël. Formidable ! J'avisai un objet fort séant aux circonstances et ce fut avec un petit sourire satisfait que je ressortis de la boutique en question.
Il m'apparut néanmoins que, désireuse de regagner mes pénates par la ligne n° 4 du métropolitain, je devais m'engager dans un autre trajet que pendant l'aller. Par conséquent, j'achevai la rue du premier magasin sus-cité, songeant déboucher sur le boulevard Montparnasse. Malheureusement, j'arrivai sur une rue complètement différente, à savoir la rue Assas. Pitié ! Mais j'en profitai pour observer les échoppes et piétons que je croisai: un véritable parterre de vrais bourgeois parisiens, certains "bobos", d'autres mis sur leur trente et un, déambulant dans des rues plutôt vides, que je trouvai alors fort ennuyeuses, rues jalonnées d'habitations cossues, et de boutiques aux prix exhorbitants.
Une fois sur la rue Assas, je tentai de retrouver ma route, m'aidant du plan d'un arrêt d'autobus. J'eus l'impression qu'en suivant le chemin de celui-ci, j'allai indubitablement rencontrer le boulevard Montparnasse. Je fus séduite un moment par l'envie de pénétrer dans le Jardin du Luxembourg, dont une des entrées se situait juste en face de moi. Mais le désir d'errer dans ces rues vides du cinquième arrondissement fut le plus fort. C'est ainsi que je vis LA faculté de droit d'Assas, à la façade plutôt lugubre, et toujours peu de passants, des magasins prétentieux, vides, des étiquettes avec des nombres de plus de deux chiffres...
Donc, je m'étais engagée dans la rue d'Assas, au bout de laquelle bien sûr, pas question de boulevard Montparnasse, mais de l'avenue de l'Observatoire. Bigre ! Mais qu'allais-je faire dans cette galère ? Ne perdant pas courage pour autant, je me souvins que non loin de là devait forcément se trouver une station de Réseau Express Régional ou de métropolitain. Quoi qu'il en soit, la volonté d'éviter un cortège important de manifestants me tenait à coeur, dommage, je n'avais point pensé à emmener avec moi l'appareil photographique de mon amant. Pour cela, je me dirigeai vers ma gauche, et forcément, c'était à droite que la station "Port Royal"se situait, soit juste là d'où sortaient la plupart des manifestants. Je le sus en posant la question à deux riveraines, qui me répondirent fort aimablement. Je bravai la foule des grévistes, et arrivai tant bien que mal aux tourniquets, lesquels fonctionnaient sans besoin de coupon mensuel ou toute autre sorte de tickets de transport. Je rejoignis le quai et patientai les quatre minutes restantes avant l'arrivée du Réseau Express Régional lettre B. Je devais prendre une correspondance à Gare du Nord et enfin un peu après midi, j'étais enfin chez moi.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

T'as vie est décidément remplis de facétieuses et rocambolesque (més)aventures, en témoignent ces deux chapitres tournés dans un style écrit avec brio. J'aime. Ou pas...

(Si si j'aime mdr)

Anonyme a dit…

MERDE LA BIG FAUTE !!!

T'as vie xD au lieu de Ta vie...

Mince la honte....

(C'était une feinte faite à 4h00 du mat' pour voir si le terme t'as vie/t'as vécu correspondait un peu au contexte... Bref je sors ----->)