6.10.06

Quand ça fait mal, ça fait mal

Soudain, je me rends compte que ce n'est pas un cauchemar : une douleur m'assaille, là, dans le ventre
Je tourne la tête vers le radio-réveil : Ouah, 2h20 du matin et des poussières
"Aïe, aïe, aïe", je ne cesse de gémir... Bientôt Grand F. se réveille, alarmé par mes plaintes
Comme décidément il ne peut guère m'aider, et sorte de zombie vu l'heure, j'ai du mal à lui répondre, il appelle SOS médecins : "Un docteur arrive dans l'heure"... Oui, bien sûr, plutôt dans la demi-heure qui suit l'heure en question !
Entretemps, j'ai essayé de me lever, mais rien à faire, j'ai vraiment trop mal... Et pour couronner le tout, je meurs de froid !
Mais peu à peu, la douleur s'estompe mais je ressens encore des sortes de tiraillements, d'écrasement
J'arrive enfin à me lever, je me rends présentable
Le médecin arrive donc dans les 4h du matin, plutôt jeune, avec une coiffure énorme, bouclée et des lunettes grises sur le pif (pourquoi je pense au chanteur qui interprétait "Confidence pour confidence" et ai-je même envie de ricaner légèrement ? (oui, je sais : "c'est facile de s'moquer"))
Il sort tout son attirail ; prise de tension (j'ai 11 et des poussières, commentaire : "c'est très bien" (ouais !)), puis mesure du rythme cardiaque via une sorte de pince glissée sur le doigt (mais non pas celui-là), et là, ouah c'est magique, il devine que je fais du sport, parce que mon coeur bat très lentement, ce qui est fort rare (enfin non, ce ne doit pas être ça, beaucoup de gens pratiquent du sport quand même !)
Je lui dis que je pense que mes maux sont peut-être dûs au fait que je me sois goinfrée la veille de quelques beignets aux crevettes (plutôt des pains frits ?). Oui ? Non ? J'avais même envisagé une intoxication alimentaire ! Mais non ! Ca y est, le médecin a fini de m'examiner et voilà son diagnostic (TADA) : "Vous avez des gaz".
AAAAAAAAAAH !
Et oui ! Ca sonnait creux quand il a tambouriné sur mon ventre (il le refait même pour nous faire marrer), ah oui donc l'air circule dedans, n'a pas été évacué etc., etc. Et donc pas d'inquiétude à se faire, il faut que je... Euh, comment dire ? Oui, que je fasse en sorte que l'air s'évacue !!!
Un verre d'eau, et il verse le contenu d'une ampoule de Spasfon pour commencer... Hop, une ordonnance, la feuille de soins, voilà je règle (tu m'apportes mon chéquier, chéri ? - On est quel jour déjà ?)
"Au revoir, soignez-vous bien" Merci docteur !
A quelle heure dois-je me lever pour aller travailler déjà ? Ah oui, 6h30 ! Super, encore deux petites heures de sommeil !
ZzzzzZzzzzzzz....

3 commentaires:

Anonyme a dit…

La progression dramatique du calvaire de xiao est poignante. On est pris au tripe, tout comme elle, et on attend le dénouement final avec impatience.
Voilà un beau texte authentique qui nous révèle une jeune auteur sensible et franche.
Gageons que son prochain texte "Colique diabolique" soit du même tonneau. En tout cas la révélation de la rentrée bloguaire 2006.

Anonyme a dit…

Bravo pour cette critique Gourdin, penses-tu qu'elle a une chance de participer au prix Goncourt-Blog? Moi je pense que oui... Vivement son prochain texte ^^

Anonyme a dit…

ben il a dû se marrer le toubib à être dérangé pour rien
ça a du faire le tour de ses collègues